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Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par apinews le Sam 11 Juin 2016, 14:34

Juste en complément d'info sur le post de riolu, la 1/2 vie correspond à la diminution par 2 de la présence du produit. Jusqu'à 3 ans pour diviser par 2, 6 ans pour diviser par 4 etc... A condition de ne pas remettre la dose chaque année, par défaut, avec les nouvelles semences, sinon, c'est une augmentation catastrophique!
Et si nous placions nos ruches chez nos amis cultivateurs qui veulent travailler autrement qu'avec le système qu'on leur impose?

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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par eul' riolu le Sam 11 Juin 2016, 14:51


Néonicotinoïdes et impacts sur la santé
La question des impacts des néonicotinoïdes sur la santé s’impose au regard de la contamination généralisée de notre environnement, des eaux et de l’imprégnation de l’alimentation. Bien que l’état de la science ne fournisse pas encore de synthèse globale sur ces conséquences sanitaires et que les études se poursuivent sur le sujet, plusieurs publications font apparaitre des risques d’effets chroniques de ces produits sur la santé humaine.

Contamination généralisée de l’eau et de l’alimentation par les néonicotinoïdes

 En novembre 2015, le Service de l’Observatoire des Statistiques du ministère de l’Ecologie rapporté que pour 2013, l’imidaclopride a fait son entrée dans le top 15 des substances les plus détectées dans nos cours d’eau. Une « tendance préoccupante » selon les experts et une progression fulgurante, car 5 ans auparavant, l’insecticide emblématique des néonicotinoïdes ne se retrouvait qu’au-delà de la 50ème place. Dans cette liste des 15 pesticides, l’imidaclopride est le seul insecticide.

 En 2008, la Commission européenne a constaté que l’imidaclopride est l’une des cinq molécules les plus rencontrées dans les fruits et légumes.

 Une étude américaine et néo-zélandaiseiii de 2014 a mesuré quantitativement les néonicotinoïdes dans divers aliments communs à la consommation humaine et tous les échantillons de fruits et de légumes contenaient au moins un néonicotinoïde. Pour 3⁄4 des fruits et la moitié des légumes analysés, au moins deux néonicotinoïdes étaient retrouvés.

 Pour la France, une recherche de résidus de néonicotinoïdes dans des aliments végétaux effectuée en 2013iv a montré une contamination de 80 % des échantillons de thés, de 45 % des courgettes, 25 % des tomates, 16,7 % des aubergines et 12,2 % des fraises. Même si ces derniers résultats ne prétendent pas refléter exactement l’état moyen de la contamination par des néonicotinoïdes dans des aliments vendus en France, ils mettent en évidence l’absorption quotidienne de résidus de ces insecticides.

 Des néonicotinoïdes ont été retrouvés dans les urines humaines. Une étude japonaise a mis en évidence la contamination des échantillons d’urine à l’imidaclopride, au thiamethoxam et à la clothianidine chez 90 % des sujets, et à l’acétamipride chez plus de 50 %.

Toxicité neurologique, perturbation endocrinienne, génotoxicité et cancérogénicité des néonicotinoïdes

Il n'existe pas d’étude épidémiologique (Inserm, Invs, Agrican) concernant une toxicité par exposition chronique aux néonicotinoïdes. Cela est surprenant lorsqu’on sait qu’un tiers des insecticides vendus dans le monde sont des néonicotinoïdes. Néanmoins, des publications récentes font apparaitre les risques d’effets chroniques des néonicotinoïdes pour la santé humaine, à travers des études sur l’animal ou sur des cultures de cellules humaines.

 Toxicité neurologique : une étude japonaise a mis en évidence les impacts chez les mammifères de l'acétamipride et de l'imidaclopride sur le cervelet, conduisant à des anomalies morphologiques du développement cérébral et des troubles du comportement. A la suite de cette publication, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a émis en 2013 un avis établissant un lien potentiel entre ces deux molécules et la neurotoxicité développementale. En d’autres termes, elle a identifié un effet potentiel nocif sur le développement des neurones et des structures cérébrales chez un fœtus ou un jeune enfant. Par ailleurs, l'imidaclopride inhibe une enzyme hépatique qui conduit à l'accumulation dans l'organisme d'une substance neurotoxique la delta ALAv.

 Perturbation endocrinienne (thyroïde et reproduction) : l'Agence canadienne pour la régulation de la lutte antiparasitaire (ARLA) considère que trois néonicotinoïdes (la clothianidine, l'acétamipride et le thiamethoxam) sont des perturbateurs endocriniens potentiels et suspecte des effets sur la reproduction chez les animaux. Concernant le thiaclopride, une étudex met en évidence son action de perturbateur endocrinien sur la thyroïde chez le rat et décrit des effets synergiques pour l'association thiaclopride-deltaméthrine sur la thyroïde, association bien connue dans le pesticide Protéus largement utilisé en France sur le colza. Le thiaclopride a récemment fait l’objet d’une proposition de classification cancérigène et reprotoxique de catégorie 2 par l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques) conduisant l’ANSES « à considérer la substance comme ayant des effets perturbateurs endocriniens »

. La base AGRITOX de l’ANSES classe cette substance en risque 1B (substance présumée toxique pour la reproduction

humaine). Les mêmes effets perturbateurs endocriniens ont été mis en évidence pour l’imidaclopride chez les mammifères et les oiseaux

. D'autres études ont montré l’action de perturbation endocrinienne de la clothianidine chez le rat en cas d'exposition prénatalei.

 Génotoxicité et cytotoxicité humaines : une étude in vitroxiv a montré les effets cytotoxiques du thiaclopride lors de la division cellulaire de lymphocytes humains. L’exposition des lymphocytes humains à des pesticides à base de thiaclopride, de clothianidine ou d’imidaclopride a montré des effets cytotoxiques et des dommages à l’ADN ouvrant la voie à la cancérogenèse et à la mutagenèse.

 Carcinogènicité du thiaclopride : depuis 2002, l’Agence de protection de l’environnement amériacaine (EPA) a classé le thiaclopride en catégorie 2 (i.e. substance suspectée d’être cancérigène pour l’homme). Par ailleurs, cette même molécule a récemment fait l’objet d’une proposition de classification cancérigène de catégorie 2 par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA)

 Des effets cocktail : en présence de certains autres pesticides la toxicité des néonicotinoïdes peut être fortement augmentée. Ces propriétés synergiques sont à prendre en considération étant donné que de nombreux résidus de pesticides sont présents dans le corps humain. Ont été notamment observés : 1/ l'effet synergique de l'imidaclopride et du mancozébe sur la thyroïde chez la souris

2/ les effets synergique de l'association thiaclopride et deltamethrine sur la thyroïdexvii chez le rat (association retrouvée dans le Protéus très utilisé sur les colzas français)
3/ Par ailleurs, a été mise en évidence une forte toxicité cellulaire sur des cellules humaines de formulations commerciales contenant de l’imidaclopride ou de l’acétamipride associant la substance active avec ses adjuvants. Cette toxicité peut être jusqu’à 1000 fois plus grande que celle de la substance active seule.

CGDD-SOeS (2015), Les pesticides dans les cours d’eau français en 2013
Santé et Environnement : Niveaux records de pesticides dans les fruits et légumes européens. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

iii Chen M1, Tao L, McLean J, Lu C. Quantitative analysis of neonicotinoid insecticide residues in foods: implication for dietary

exposures. J Agric Food Chem. 2014 Jul 2;62(26):6082-90.

iv [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

v Ueyama J 1 , Nomura H , Kondo T , Saito I , Ito Y , Osaka A , Kamijima M. Biological Monitoring Method for Urinary

Neonicotinoid Insecticides Using LC-MS/MS and Its Application to Japanese Adults. J Occup Health. 2015 Jan 19;56(6):461-8.

vi Junko Kimura-Kuroda*, Yukari Komuta, Yoichiro Kuroda, Masaharu Hayashi, Hitoshi Kawano ; Nicotine-Like Effects of the

Neonicotinoid Insecticides Acetamiprid and Imidacloprid on Cerebellar Neurons from Neonatal Rats ; PLoS ONE | 1 February

2012 | Volume 7 | Issue 2 | e32432

vii [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

viii E Sauer : liver delta aminolevulinate deshydratase activity is inhibited by neonicotinoids and restored by antioxidants agents

Int J Environ Res Public Health Nov 2014 Nov; 11(11): 11676–11690

ix [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

x Sekeroglu V1, Sekeroglu ZA, Demirhan E. Effects of commercial formulations of deltamethrin and/or thiacloprid on thyroid

hormone levels in rat serum. Toxicol Ind Health. 2014 Feb;30(1):40-6

xi Avis de l”ANSES sur 7 janvier 2016, Saisine n° 2015-SA-0142, p.17

xii Pandey SP1, Mohanty B2 The neonicotinoid pesticide imidacloprid and the dithiocarbamate fungicide mancozeb disrupt the

pituitary-thyroid axis of a wildlife bird Chemosphere. 2015 Mar;122:227-34.

xiii Bal, Effects of clothianidin exposure on sperm quality, testicular apoptosis and fatty acid composition in developing male rats,

Cell Biol Toxicol 2012

xiv Kocaman AY1, Rencüzoğulları E, Topaktaş M. In vitro investigation of the genotoxic and cytotoxic effects of thiacloprid in

cultured human peripheral blood lymphocytes.Environ Toxicol. 2014 Jun;29(6):631-41.

xv Calderón-Segura M.E., Gómez-Arroyo S., Villalobos-Pietrini R., Martínez-Valenzuela C.,Carbajal-López Y., Calderón- Ezquerro M.D.C., Cortés-Eslava J., García-Martínez R., Flores-Ramírez D., Rodríguez-Romero M.I. Evaluation of genotoxic and

cytotoxic effects in human peripheral blood lymphocytes exposedin vitro to neonicotinoid insecticides news. J.Toxicol.

2012;2012 doi:

xvi Avis de l”ANSES sur 7 janvier 2016, Saisine n° 2015-SA-0142, p.17

xviii Mesnage R1, Defarge N1, Spiroux de Vendômois J2, Séralini GE1 Major pesticides are more toxic to human cells than their

declared active principles. Biomed Res Int. 2014;2014:179691
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COMMUN_Neonicotinoides ... umaine_042016_Vdef.pdf
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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par apinews le Sam 11 Juin 2016, 15:05

Et avec çà on doit passer un bon WE?Shocked
C'est décidé, je vais placer ma proto-ruche chez un agriculteur qui travaille autrement. Pas pour la santé de mes abeilles, mais pour l'aider à garantir son rendement à l'hectar.
En travaillant conjointement, donnons une chance à l'alternative. Je pense que les apiculteurs ont leur mot à dire, et des gestes à faire...

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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par eul' riolu le Sam 11 Juin 2016, 15:06

xx, le xx juin 2016,

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Dans les prochains jours, au cours de l’examen du projet de loi biodiversité en nouvelle lecture, vous devrez vous prononcer sur l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes. Nous - apiculteurs - vous appelons solennellement à voter pour une interdiction de ces produits à compter de septembre 2018.

Impacts désastreux des néonicotinoïdes pour les abeilles et la biodiversité et risques d’effets chroniques pour la santé humaine

Vous le savez, depuis le milieu des années 1990, l’apiculture est dans une situation grave car chaque année, 30% des colonies d’abeilles périssent, obligeant les apiculteurs à renouveler les ruches décimées. Avant 1995, date de l’apparition des néonicotinoïdes sur le marché français, les mortalités avoisinaient les 5%. Les abeilles domestiques ne sont pas les seules victimes. De nombreuses composantes de notre environnement sont également touchées : pollinisateurs sauvages, vie aquatique, oiseaux, etc. Par ailleurs, les premiers signaux d’alarme apparaissent sur la santé humaine .

Un irréfutable consensus scientifique sur la dangerosité de ces produits

Bien sûr, vous avez entendu et entendrez encore tel ou tel expert nier l’impact catastrophique de ces produits.

Mais il est aujourd’hui indéniable que la question fait l’objet d’un large consensus scientifique : le rapport de l’ANSES du 14 septembre 20151, l’avis de 27 Académies des Sciences de l’Union européenne2, les conclusions de la méta-analyse de 1121 articles scientifiques parus dans des publications à peer review réalisée par la Task Force on Systemic Pesticides3… Ce ne sont que des exemples parmi des centaines d’études.

L’interdiction en 2018, c’est indispensable au regard de la rémanence exceptionnelle de ces pesticides

Lors de l’examen au Sénat, la proposition gouvernementale prévoyait une interdiction en 2020. Nous vous demandons de revenir à la formulation adoptée par votre Assemblée en 2 ème lecture pour toutes les raisons énoncées ci-dessus mais également au regard de la rémanence exceptionnelle de ces insecticides. 2020 est une échéance trop lointaine pour les pollinisateurs car cela maintiendrait l’exposition des pollinisateurs aux résidus de néonicotinoïdes jusqu’en 2023 au moins. A titre d’exemple, l'imidaclopride peut être absorbée par des cultures non-traitées jusqu'à deux ans après la première utilisation et peut se retrouver dans les pollens et les nectars à des niveaux toxiques pour les abeilles4. En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles, dans 25 ruchers de cinq départements français étaient contaminés par de l'imidaclopride, bien que la substance ait été interdite en 19995.

Le poids des insectes pollinisateurs dans la production agricole : 153 milliards de dollars par an. D’un point de vue strictement économique, un seul chiffre permet d’illustrer le rôle des insectes pollinisateurs et l’intérêt de leur préservation : à l’échelle mondiale, l’INRA a évalué les services non marchands de la pollinisation à 153 milliards de dollars/an. Lorsque l’on augmente le nombre et la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît le rendement des cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale. Ces résultats mettent donc en évidence l’impact du déficit des populations d’insectes pollinisateurs à une échelle mondiale, déficit auquel contribue grandement l’usage des insecticides néonicotinoïdes.

Pas d’augmentation des rendements en grande culture avec les néonicotinoïdes et existence d’alternatives applicables d’ici 2018

De nombreuses études montrent que l’utilisation de ces insecticides ne provoque pas d’augmentation de rendement sur céréales et oléagineux par rapport aux mêmes cultures non traitées. On dispose de comparaisons intéressantes pour le Royaume-Uni7, le Canada8, l’Italie9, les États-Unis, et l’Union Européenne. L’Allemagne en a interdit l’usage sur céréales d’hiver et continue d’être le second producteur européen de céréales. Par ailleurs, il existe des alternatives pour les productions, puisque de nombreux agriculteurs, même en agriculture conventionnelle, cultivent sans utiliser les néonicotinoïdes . Une interdiction en 2018 de ces pesticides est donc réaliste : à titre d’exemple, le temps de conversion nécessaire à l’agriculture biologique est de deux ans. De plus, le plan Eco-phyto dans sa version 2 bénéficie d’une enveloppe annuelle de 31 millions d’euros supplémentaires, des financements qui doivent être notamment dédiés à l’accompagnement des agriculteurs vers la sortie de ces pesticides.

Tirer les leçons des chiffres de l’utilisation de ces pesticides : pas de réduction significative de l’intoxication sans une interdiction générale

Dans son avis du 7 janvier 201611, l’ANSES conclut « qu’en l’absence de mesures de gestion adaptées, l’utilisation des néonicotinoïdes a de sévères effets négatifs sur les pollinisateurs, y compris à des doses d’exposition faible ». Sur les « mesures de gestion adaptées », les derniers chiffres de ventes des néonicotinoïdes12 après leur interdiction européenne partielle montrent qu’elles sont inopérantes pour réduire l’utilisation globale de ces produits. En effet, l’interdiction européenne de certains usages de certains néonicotinoïdes a généré des effets de reports sur d’autres néonicotinoïdes et n’a pas empêché une augmentation de 36% de l’imidaclopride et de 31% de l’utilisation globale de ces produits. En outre, les propriétés des néonicotinoïdes (systémie, grande toxicité, persistance dans les sols, etc.) ont pour effet d’anéantir l’efficacité des mesures d’atténuation de risques ou d’interdictions partielles. Le retrait des autorisations de mise sur le marché du Gaucho sur tournesol et maïs ou la suspension européenne partielle de trois néonicotinoïdes n’ont pas eu d’effets suffisants pour réduire l’intoxication chronique de l’environnement, une intoxication toujours entretenue par les usages encore autorisés sur des millions d’hectares. Il n’y a donc pas de vraie solution sans interdiction générale.

Interdire les produits à base de néonicotinoïdes, c’est juridiquement possible et c’est une question de volonté politique

La réglementation européenne13 ne s’oppose pas à ce qu’un Etat membre interdise l’utilisation de certains produits phytopharmaceutiques sur son territoire. Si la France n’a pas de compétence pour interdire les « substances actives » néonicotinoïdes, elle est souveraine pour interdire les « produits phytopharmaceutiques » contenant ces substances. L’usage des produits phytopharmaceutiques Gaucho (imidaclopride), Régent (fipronil), Cruiser et Cruiser OSR (thiaméthoxam) a été interdit ou suspendu en France soit par la justice soit par décision du ministre. Dans tous ces cas, l'État n'a pas interdit des néonicotinoïdes, mais des produits contenant une substance active de la famille des néonicotinoïdes. L’interdiction des « produits contenant des néonicotinoïdes » relève donc bien du champ de compétence de l’État français et n’empiète pas sur celui de l’Union Européenne. La France peut donc voter leur interdiction totale sans être en désaccord avec la réglementation européenne.

Dans ce pli, vous trouverez :

• une fiche de synthèse dressant la liste des impacts référencés de ces insecticides sur la biodiversité ;

• une fiche de synthèse des rapports et publications scientifiques mettant en évidence les risques d’effets chroniques sur la santé ;

• un bilan des alternatives techniques à ces pesticides, établi en collaboration avec des agriculteurs.

Il vous appartient de mesurer l’ampleur du désastre environnemental, sanitaire et agro-économique lié à l’usage des néonicotinoïdes. Dans un sondage récemment paru, 76% des Français se sont dit favorables à l’interdiction de ces produits14.

Nous en appelons à votre sens de l’intérêt général et nous vous prions d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre considération la plus distinguée.


1 ANSES, 2015, « Santé des abeilles : impacts de la co-exposition des colonies aux pesticides et agents infectieux »

2 EASAC policy report 26 : Ecosystem services, agriculture and neonicotinoid. Avril 2015

3 Worldwide Integrated Assessment of the Impact of Systemic Pesticides on Biodiversity and Ecosystems, Spriger, 2014.

4 Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in soils, plants and in

pollens. Anal. Chem. 75 (9) 2027-2033

5 Marie-Pierre Chauzat, Jean-Paul Faucon, Anne-Claire Martel, Julie Lachaize, Nicolas Cougoule, and Michel Aubert ; A

Survey of Pesticide Residues in Pollen Loads Collected by Honey Bees in France, Journal of Economic Entomology

99(2):253-262. 2006, doi: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 99.2.253

6 Lucas A. Garibaldi, Mutually beneficial pollinator diversity and crop yield outcomes in small and large farms, Science, 22

january 2016 • vol 351 issue 6271

7 Goulson D. (2013). REVIEW: An overview of the environmental risks posed by neonicotinoid insecticides. Journal of

Applied Ecology, 50, pp.977–987.

8 Geneviève Labrie1, André Rondeau2, Yvan Faucher2, Stéphanie Mathieu2, Yves Perreault2 et Gilles Tremblay1, Impact

des traitements insecticides de semences sur les insectes ravageurs du sol et sur les paramètres agronomiques dans la

culture du maïs grain , CERO-1- LUT-11- 1582

9 Furlan L.,Canzi S., Toffoletto R., di Bernardo A. :Effetti sul mais della concia insetticida del seme ; L’informator Agrario

–5/2007, p92-96

10 FranceAgriMer – Note de conjecture Oléoprotéagineux :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] mars2015.pdf

11 ANSES, 2016, AVIS relatif « aux risques que présentent les insecticides à base de substances de la famille des

néonicotinoïdes pour les abeilles et les autres pollinisateurs dans le cadre des usages autorisés de produits

phytopharmaceutiques »

12 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 05-27_unaf_chiffres_neonics.pdf

13 Règlement européen n° 1107/2009 (article 69 et 1.4)

14 Ifop pour Agir pour l’environnement L’adhésion à l’interdiction des insecticides de type néonicotinoïdes - Février 2016
1 sur 3
Modele_Deputes_NeonicsCourrier_062016.doc
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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par eul' riolu le Sam 11 Juin 2016, 15:25

INTERDICTION DES PRODUITS CONTENANT DES NEONICOTINOÏDES

LES 10 VRAI-FAUX

« Les mortalités des abeilles sont plurifactorielles. Interdire les produits contenant des néonicotinoïdes ne changera rien. »

De multiples causes peuvent être à l'origine de la mort d’une colonie d’abeilles : maladies infectieuses (virus, champignons), acariens (Varroa destructor), espèces invasives (frelon asiatique), manque de ressource florale et utilisation des pesticides. Aucun de ces facteurs n’a pu être isolé comme l’unique responsable du déclin des populations d’abeilles et des pollinisateurs sauvages, mais la multiplication des études scientifiques sur les toxicités aigüe et chronique des néonicotinoïdes et les observations de terrain conduisent à constater que les néonicotinoïdes jouent un rôle clef dans la dégradation de l’état de santé des pollinisateurs.

Le dernier rapport scientifique en date, le rapport d’expertise collective de l’ANSES , affirme : « La présence de nombreux agents infectieux (parasites dont Varroa en tout premier lieu, bactéries, champignons, virus) au sein des colonies, souvent asymptomatiques au départ, et leur exposition aux pesticides de diverses origines et mécanismes d’action (insecticides, fongicides et acaricides en particulier) entraînent selon toute vraisemblance le passage d’un état de santé normal à l’expression de pathologies conduisant à l’effondrement de la colonie. »

Au regard de ces éléments, il est indéniable qu’interdire les néonicotinoïdes contribuera à l’amélioration de la santé des abeilles et des pollinisateurs sauvages.

« L’interdiction des produits contenant des néonicotinoïdes va faire chuter les rendements agricoles. »

Les faits et les études scientifiques convergent. Plusieurs rapports et publications font valoir que l’utilisation de ces molécules n’a pas permis une augmentation significative des rendements pour les agriculteurs. Parmi elles :

 L’Agence européenne de l’environnement a analysé les rendements sur le tournesol et le maïs entre 1995 et 2007ii, période durant laquelle le Gaucho (imidaclopride) a été autorisé puis interdit sur ces cultures, sans noter de différence significative de rendement.

 De même, une équipe britannique a mené la comparaison sur le blé et le colzaiii. Au terme de cette analyse, les traitements préventifs déployés sur une vingtaine d’années n’ont pas eu d’impacts notables sur les rendements.

 Enfin, deux ans après la mise en place du moratoire européen partiel sur trois néonicotinoïdes et le fipronil, après des annonces catastrophistes de l’impact de cette interdiction sur les rendements, le bilan de production 2014/2015 dans l’Union Européenne parle de lui-même : non

seulement la suspension des néonicotinoïdes n’a pas conduit à une baisse notable des rendements, mais le niveau de production affiche « un taux record en 2014 pour les graines oléagineuses (colza, tournesol, soja et lin). C’est un niveau de récolte globale jamais atteint précédemment, largement imputable à la principale graine oléagineuse cultivée sur le territoire de l’Union Européenne, le colza.».

« Il existe des alternatives aux néonicotinoïdes. »

Des rotations pertinentes des parcelles, ainsi qu'une bonne gestion agronomique permettent à elles seules de résoudre une grande partie des problèmes en grande culture. La réapparition des insectes auxiliaires contribue alors à conforter ce système en production céréalière.

Pour les productions de fruits et légumes, il existe des méthodes alternatives (bio-contrôle, prophylaxie, filets anti-insectes, lutte biologique, etc.), le développement de leur utilisation nécessite un accompagnement des pouvoirs publics. Le parlement européen, dans l’un de ses rapports préconise, en substitution aux néonicotinoïdes, la rotation des cultures, les méthodes de lutte biologiques (comme les nématodes contre la chrysomèle), une protection des végétaux préventive et non chimique, et la promotion de l'agriculture biologique.

« Il est juridiquement possible d’interdire les produits contenant des néonicotinoïdes et c’est une question de volonté politique »

En vertu du règlement européen n° 1107/2009, lorsqu’il apparaît qu’une substance active ou un produit phytopharmaceutique est susceptible de constituer un risque grave pour la santé humaine ou animale ou l’environnement, un Etat membre ou la Commission européenne peuvent engager une procédure visant à restreindre ou interdire l’utilisation et la vente. Le même règlement (article 1.4) dispose que « les États membres ne sont pas empêchés d’appliquer le principe de précaution lorsqu’il existe une incertitude scientifique quant aux risques concernant la santé humaine ou animale ou l’environnement que représentent les produits phytopharmaceutiques devant être autorisés sur leur territoire. »

L'interdiction française du néonicotinoïde Cruiser OSR en 2012 n'a pas été remise en cause au niveau européen, ni l’interdiction des semis de semences de colza « traitées avec des produits phytopharmaceutiques à base de la substance active thiaméthoxam »vi, ni l’interdiction de « produits phytopharmaceutiques contenant la substance active fipronil »

.

Aujourd’hui, la France dispose de toutes les données scientifiques nécessaires pour une interdiction étendue des néonicotinoïdes. Si on admettait que cette technologie pouvait présenter de quelconques
avantages, ces derniers ne pourraient en aucun cas remplacer le service inestimable de la pollinisation que les abeilles et les pollinisateurs sauvages rendent gratuitement à notre agriculture et à notre environnement.

Les éléments présentés nous placent bien au-delà des doutes, bien au-delà du principe de précaution. Il appartient à nos élus de se saisir des enjeux cruciaux nés de l’usage des néonicotinoïdes, de jouer pleinement le rôle majeur dont ils sont investis : veiller au bien-être du plus grand nombre et au devenir des citoyens.

« Le maintien des néonicotinoïdes présente un risque grave pour l'agriculture et la société. »

153 milliards d’euros par an. Selon une étude de l’INRA, c’est le montant que rapporte l’abeille à l’économie agricole mondiale.

La Task Force sur les Pesticides Systémiques (TFSP) qui réunit 29 experts internationaux indépendants a démontré dans une méta-analyse de plus de 1100 études que l’usage des néonicotinoïdes met en péril les services écosystémiques dont la production de nourriture dépend.

L'Agence Européenne de l'Environnement estime que maintenir l'utilisation généralisée des néonicotinoïdes augmente le risque de préjudice grave pour l'environnement et menace la sécurité alimentaire.

Le rapport scientifique du Conseil consultatif européen des académies scientifiques de 27 pays (EASAC), paru en 2015, dresse des conclusions sans appel sur les dangers des néonicotinoïdes : « un nombre croissant de preuves que l’utilisation généralisée des néonicotinoïdes a de graves effets négatifs sur les organismes non-cibles, tels que les abeilles et les pollinisateurs, dont la survie s’avère indispensable pour garantir le bon fonctionnement des services écosystémiques, y compris la pollinisation et le contrôle naturel des ravageurs. ».

« Si l'on interdit les produits contenant des néonicotinoïdes sans alternative crédible, on reviendra à des pesticides encore pires pour les abeilles. »

Il n’existe pas de famille de pesticides plus toxique pour les abeilles en exposition chronique que les néonicotinoïdes. En 2013, le Ministre anglais de l’agriculture David Heath a affirmé dans une interview télévisée que l’interdiction des néonicotinoïdes conduirait à l’utilisation de pesticides bien plus toxiques pour les abeilles. Interrogé par une ONG anglaise dans le cadre d’une procédure légale, le Ministère de l’agriculture du Royaume-Uni s’est dit dans l’incapacité d’apporter les éléments à même de justifier l’affirmation.

A titre d’exemple en termes de toxicité aigüe, l’imidaclopride est 7297 fois plus toxique pour les abeilles que le DDT. Cette toxicité aigüe combinée à la toxicité chronique et aux multiples voies d’exposition des abeilles fait de cette famille de pesticides la plus toxique pour les abeilles.

« Les apiculteurs ne soignent pas bien leurs abeilles et refusent d’évoluer techniquement. »

Plusieurs éléments infirment cette opinion véhiculée par les défenseurs de ces pesticides.

Notamment :

 Il y a 25 ans, au tout début des années 1990, l’organisation de la filière n’était qu’embryonnaire. Alors que le varroa était très présent dans les ruches et que les apiculteurs n'étaient pas aussi bien formés pour y faire face, la production de miel était deux fois celle d'aujourd'hui et les mortalités trois fois moindres.

 Si les abeilles domestiques souffraient des pratiques apicoles, elles seraient les seules concernées par d’importantes mortalités. Pourtant, la situation des abeilles sauvages est également très préoccupante : selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), une espèce européenne d’abeille sur 10 serait menacée d’extinctionxiii. Le chiffre est inquiétant, mais il pourrait être largement sous-estimé puisque les experts soulignent le manque de données pour plus de la moitié des 1965 espèces d'abeilles sauvages présentes sur le sol européen. L'évolution des pratiques agricoles et l'intensification de l'agriculture sont visées en premier lieu.

« Cette famille d’insecticide contamine l’ensemble de l’environnement et est aujourd’hui omniprésente. »

Plusieurs exemples évocateurs parmi de nombreux éléments :

 Contamination généralisée des cours d’eau français : en novembre 2015, le Service de l’Observatoire des Statistiques du ministère de l’Ecologiexiv a rapporté que pour 2013, l’imidaclopride a fait son entrée dans le top 15 des substances les plus détectées dans nos cours d’eau. Une « tendance préoccupante » selon les experts et une progression fulgurante, car 5 ans auparavant, l’insecticide emblématique des néonicotinoïdes ne se retrouvait qu’au-delà de la 50ème place. Dans cette liste des 15 pesticides, l’imidaclopride est le seul insecticide.

 Contamination généralisée de la flore sauvage : une étude britannique a démontré que 97% des néonicotinoïdes trouvés dans le pollen rapporté aux ruches situées dans des environnements cultivés proviennent de plantes sauvages et non de cultures.

 Très longue persistance dans les sols : à titre d’exemple, l'imidaclopride peut être absorbée par des cultures non-traitées jusqu'à deux ans après la première utilisation et peut se retrouver dans les pollens et les nectars à des niveaux toxiques pour les abeilles . Autre fait marquant : novembre 2015, une équipe française a publié une étude dans laquelle est révélée la contamination « inattendue et omniprésente » des champs à l’imidaclopride. Les chercheurs voulaient tester l’impact des semences de colza enrobées avec du thiaméthoxam (autre néonicotinoïde) et ils ont eu la surprise de constater des concentrations similaires d’imidaclopride dont l’usage est « normalement limité à des plantes non entomophiles », comme les céréales à paille. « Bien utilisées, ces molécules n’ont pas d’effet sur la santé des utilisateurs. »
L’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a déjà émis des signes d’inquiétudes : dans un communiqué du 17 décembre 2013xviii, l’EFSA déclare que « deux insecticides néonicotinoïdes – l'acétamipride et l'imidaclopride – peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ». Il a été démontré que certains néonicotinoïdes ont aussi un effet perturbateur endocrinien, principalement sur la thyroïde. Une étude met en évidence l'action perturbatrice endocrinienne du thiaclopride sur la thyroïde chez le rat et décrit que les effets de l'association thiaclopride-deltaméthrine sont de nature synergique sur la thyroïde. Cette association est bien connue avec le pesticide Protéus largement utilisé en France sur le colza.

« Le traitement de semences à l’aide de néonicotinoïdes est contraire au droit européen. »

A titre d’exemple, plus du tiers des semences de blé sont enrobées avec du Gaucho (imidaclopride) et si le Cruiser (thiaméthoxam) est désormais interdit sur le maïs, le Sonido (à base de thiaclopride) est

venu le remplacer. Des dizaines de milliers d’hectares sont ainsi semés chaque année avec des semences enrobées, sans que l’agriculteur n’ait connaissance de l’ampleur réelle des menaces auxquelles sa culture sera exposée. Pourtant ces traitements préventifs sont totalement incompatibles avec les principes de la lutte intégrée décrits dans la directive 2009/128/CE qui prévoit que le traitement n’est appliqué que lorsque les niveaux de population des ravageurs ont été estimés au moyen de modèles de suivi et de développement et que « L’utilisateur professionnel devrait maintenir l’utilisation de pesticides (...) aux niveaux nécessaires, par exemple par l’utilisation de doses réduites, la réduction de la fréquence d’application ou en ayant recours à des applications partielles, en tenant compte du fait que le niveau de risque pour la végétation doit être acceptable. ». C’est aussi la conclusion des 27 académies scientifiques européennes (EASAC) : « la pratique actuelle de l’usage prophylactique des néonicotinoïdes [c’est-à-dire de manière préventive] n’est pas compatible avec les principes de base de la lutte intégrée contre les ravageurs, tels que définis dans la directive européenne sur l’utilisation durable sur les pesticides ».

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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par thdele le Dim 12 Juin 2016, 21:36

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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par apinews le Sam 18 Juin 2016, 10:27

Bonjour,
Ce que j'ai trouvé sur la suite donnée par nos élus:

La commission du développement durable de l’Assemblée nationale, réunie les 13 et 14 juin, propose une nouvelle fois l’interdiction des néonicotinoïdes, à compter du 1er septembre 2018, à travers un amendement signé par près de 90 députés socialistes. Il est précisé qu’un "arrêté conjoint des ministres chargés de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé définit, après avis de l’Anses, les solutions de substitution".  

En deuxième lecture, les sénateurs avaient rejeté la proposition de compromis du gouvernement d’interdire ces substances, accusées de décimer les populations d’abeilles, progressivement de 2018 à 2020.

Par ailleurs, s’agissant du préjudice écologique, les députés ont repris la plupart des dispositions votées au Sénat, tout en ouvrant l’action à "toute personne ayant qualité et intérêt à agir".

Après l'échec de la Commission mixte paritaire (CMP), les députés entameront une troisième lecture du texte voté les 21, 22 et 23 juin prochain. Le Sénat y travaillera les 11, 12 et 13 juillet avant une adoption définitive par l'Assemblée nationale fin juillet.

Jeudi, une pétition pour l’interdiction des néonicotinoïdes ayant recueilli 669 102 signatures a été remise à Ségolène Royal et Barbara Pompili. "Le gouvernement tiendra bon" sur le projet de loi biodiversité tel qu’il vient d’être adopté par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, a réagi la ministre de l’Environnement. "J’irai soutenir l’interdiction", affirme la ministre, "mais il faut la préparer pour que des solutions alternatives puissent monter en puissance".

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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

Message par eul' riolu le Dim 19 Juin 2016, 16:04

Les acadiens ont les mème soucis que nous.
-varroas,
- les traitements non chimiques
- semences entourées de pesticides, néonicotinoïdes
-empoisonnement généralisé des cultures ou non cultures.

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Re: Loi Biodiversité et interdiction des néonicotinoïdes

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