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la depeche du lot

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la depeche du lot

Message par math46 le Jeu 31 Jan 2013, 11:34

Disparition des abeilles : l'heure des décisions


Apiculture








Pour doubler la production de miel, il faudra créer un million de colonie d'abeilles./Photo DDM P.C.



L'assemblée générale du Syndicat des producteurs de miel de France se tient à Samatan, dans le Gers. Au cœur des travaux, la disparition des abeilles alors qu'un plan de développement durable de l'apiculture est annoncé.

Il y a 20 ans, la France produisait 40 000 tonnes de miel. à peu de choses près le tonnage qu'elle consomme aujourd'hui. Mais entretemps sa production est tombée à 18 000 tonnes… et il ne reste plus qu'un million de ruches sur le territoire, pour 41 000 apiculteurs dont 3700 professionnels assurant 80 % du volume total. Bilan des courses ?

La France, premier pays agricole de l'Union Européenne importe désormais 25 000 tonnes de miel. Déficit qui dit la catastrophe écologique en cours et la perte économique l'accompagnant.

L'apiculture, filière oubliée

Car «si l'on peut importer du miel, on ne peut pas importer la pollinisation. L'apiculture a été une filière oubliée (1) qu'il faut aujourd'hui structurer et développer», reconnaît François Gerster, du ministère de l'Agriculture, présentant le premier plan de développement durable de l'apiculture voulu par le ministre Stéphane Le Foll pour «doubler la production».

Devant François Gerster ? Les professionnels du Syndicat des Producteurs de Miel de France (SPMF), réunis en assemblée générale à Samatan, sont d'autant plus attentifs qu'ils tirent la sonnette d'alarme sur les pesticides et la disparition des abeilles depuis… 1981. Mais plutôt que des coupables, «nous voulons des solutions pour l'avenir et ouvrir un large débat», explique Joël Schiro, président du SPMF. Quitte à inviter Jean-Charles Bocquet, directeur de l'Union des Industries de la protection des plantes (UIPP ; «syndicat» des chimiquiers), ou Gérard Vénereau, de la Brigade nationale d'enquête vétérinaire et phytosanitaire, dont les constats dérangent la profession.

Car les pesticides empoisonneurs de butineuses n'expliquent pas tout. «Le phénomène d'effondrement est mondial et ne concerne pas que les zones cultivées, mais la montagne et les garrigues aussi» précise Joël Schiro.

De fait, affaiblissant les ruches, il y a aussi le varroa, cet acarien parasite, la loque américaine, la loque européenne, maladies du couvain comme le SBV, «et peut être un virus ou une pollution atmosphérique qui restent à identifier», souligne le président du SPMF qui plaide aussi pour le retour à des races d'abeilles adaptées à leur territoire. En effet, tout et n'importe quoi a souvent été fait en importations non contrôlées de races étrangères, au nom du rendement ou du remplacement des colonies perdues, ce qui a aussi fragilisé les cheptels.

Mais «il faut aller plus loin dans la recherche, sanctuariser deux régions sans pesticides durant trois ans pour comprendre le phénomène global de disparition», estime Joël Schiro dont le syndicat attend maintenant «des décisions politiques indispensables».

Le ministre Stéphane Le Foll annoncera bientôt 115 actions afin de créer et professionnaliser enfin une véritable filière apicole, «car l'apiculteur est un agriculteur» lance François Gerster. Mais la demande du SPMF risque de ne pas en faire partie.

(1) Aussi incroyable que ce la puisse paraître, l'abeille a jusqu'ici été ignorée de tous les programmes génétiques et elle n'est pas inscrite au code rural quand bien même elle est vitale pour les cultures et pèse encore 134 M€ de chiffre d'affaire avec ses ruches. Mis à part dans certains établissements de Midi-Pyrénées, elle n'a d'ailleursjamais fait l'objet d'un enseignement dans la filière agricole. Le futur plan visera aussi à corriger cette anomalie.

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Axel Decourtye, chercheur à l'ACTA, UMT PrADE (Protection des abeilles dans l'environnement)

Pesticides : danger, même à faible dose

Vous avez mis en évidence que même à très faible dose, un insecticide provoque la disparition des butineuses. Pouvez-vous préciser ?

Depuis plus de 30 ans, les apiculteurs supposent que de faibles doses d'insecticides utilisés sur les cultures entraînent une disparition de leurs butineuses par le fait que les abeilles ne retournent pas à la ruche. Mais on n'avait pas de mesures objectives de ce phénomène. Les scientifiques se sont emparés du sujet et après un développement technologique pour suivre les butineuses dans leur environnement grâce à une «puce», on a établi en 2012 qu'un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, utilisé notamment sur les graines dans l'agriculture, pouvait même à faible dose et sans entraîner la mort des abeilles, perturber leur retour à la ruche. C'est ce qui provoque alors leur disparition.

Votre étude fait bouger les lignes puisqu'aujourd'hui, l'Agence Européenne de sécurité des aliments, l'EFSA, remet en cause sur le fond les procédés d'évaluation des produits phytosanitaires, non ?

Nos travaux ainsi que les travaux d'autres collègues sur les bourdons montrent que l'on a besoin de nouvelles procédures pour évaluer le danger des insecticides sur les abeilles et l'agence européenne a effectivement émis un rapport en ce sens.

Mais des voix s'élèvent aussi pour dire que les pesticides n'expliquent pas tout quant à la disparition des abeilles. Votre constat ?

Le déclin des abeilles est plus compliqué que le seul effet des insecticides. En effet, les abeilles sont soumises à d'autres pressions que les pesticides comme des pathologies virales, bactériennes, parasitaires ou l'irrégularité de la ressource alimentaire dans le milieu. Il y a donc un consensus maintenant dans la communauté scientifique pour dire que ces différents facteurs de pressions affecteraient les populations d'abeilles et déclencheraient le déclin. Mais on cherche encore à identifier la séquence de ces pressions et comment elles s'exercent pour comprendre le déclin des abeilles dans sa globalité.

Loque, varroa, nouvelles espèces mises en culture non nourrissantes pour l'abeille… En d'autres termes, si l'abeille est déjà fragile, elle est encore plus vulnérable aux pesticides ?

Exactement. Comme tout organisme l'abeille va voir ses défenses naturelles qui vont diminuer si elle est malade, si elle est mal nourrie et des travaux scientifiques le montrent. C'est ce contexte qui entraîne des problèmes. Le plan de développement durable d'une filière apicole va dans le bon sens, notamment pour reconstituer des cheptels d'abeilles résistantes, grâce aux souches originelles, et développer les ressources florales.

recueilli par P.C.

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zoom

Le scandale des miels chinois…

Comme tout le monde, Joël Schiro va au restaurant, de temps en temps. Et commande un dessert. Fromage blanc au miel, ce jour-là, à Paris. Mais apiculteur curieux, il prélève un échantillon et le donne à analyser. Les résultats du laboratoire sont sans équivoque… Sauce à base de glucose, «les pollens présents n'ont pas de rapport avec les arômes», bref c'est du sirop sucré déguisé en miel. De la contrefaçon. «Vue la demande mondiale, le marché du miel est un marché hautement spéculatif où certains font fortune en vendant des sirops aromatisés», rappelle le président du SPMF. Et le problème majeur demeure les «miels» chinois, souvent fermentés ou adultérés, qui, après un coup d'arrêt en 2002, reviennent sur le marché européen, via l'Espagne et la Belgique. Des miels qui pèseraient 50 000 des 150 000 tonnes importées par an en Europe et iront fournir les rayons «premiers prix» ou, le plus souvent, l'industrie. Le consommateur français peut cependant se rassurer : le miel de bouche en magasin reste de qualité, pour l'essentiel, le faux miel «chinois» étant surtout d'usage industriel. Un bon repère : le prix et l'origine locale (photo). Au-dessus de 8€ le kilo en rayon, vous êtes quasiment sûr d'avoir du vrai miel..

Pierre Challier

math46
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Re: la depeche du lot

Message par unayade le Jeu 31 Jan 2013, 12:27

merci pour ces articles qui paradoxalement me rassurent un peu.
visiblement à "haut niveau" quelques personnes semblent avoir compris certaines choses à l'apiculture. tant mieux!
le poids des céréaliers de la fnsea au ministère de l'agriculture sera peut être moins grand?
l'instauration de véritables sanctuaires apicoles serait une bonne chose.
car à l'heure actuelle, il n'y a pas de loi pouvant empêcher un illuminé d'importer ses "croisements" d'abeilles sur l'ile d'ouessant
l'origine multifactorielle du déclin des abeilles qui doit être étudié en détail même si les insecticides y sont pour beaucoup
le seul oubli; le frelon asiatique qui aurait pu être éliminé en une journée si le préfet de gironde avait fait son travail au début...

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Re: la depeche du lot

Message par ginn le Jeu 31 Jan 2013, 12:53

math46 a écrit:Disparition des abeilles : l'heure des décisions




. En effet, tout et n'importe quoi a souvent été fait en importations non contrôlées de races étrangères, au nom du rendement ou du remplacement des colonies perdues, ce qui a aussi fragilisé les cheptels.




c'est ce que je pense ,l'apiculteur a lui aussi des responsabilités - - - en tout cas merci pour cet article

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Re: la depeche du lot

Message par motard_18 le Jeu 31 Jan 2013, 13:31

Merci pour cette lecture ....

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http://cite-des-dalmatiens.forumactif.com

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Re: la depeche du lot

Message par fabs42 le Jeu 31 Jan 2013, 15:48

Sympa ces articles.....merci de les avoir partagés

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Re: la depeche du lot

Message par redapi le Jeu 31 Jan 2013, 17:15

Merci beaucoup, c'est vraiment très intéressant .

Mais «il faut aller plus loin dans la recherche, sanctuariser deux régions sans pesticides durant trois ans pour comprendre le phénomène global de disparition», estime Joël Schiro dont le syndicat attend maintenant «des décisions politiques indispensables».

... les pesticides empoisonneurs de butineuses n'expliquent pas tout. «Le phénomène d'effondrement est mondial et ne concerne pas que les zones cultivées, mais la montagne et les garrigues aussi» précise Joël Schiro.

Alors où ?

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http://monrucher.fr/

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Re: la depeche du lot

Message par pipoulou le Jeu 31 Jan 2013, 18:40

Je me rappelle dans les années 70 dans les champs et cultures on trouvait, coquelicot, bleuet, etc..... après plus rien; sauf ce qui était planté, et depuis 3/4 ans on aperçoit à nouveau ces fleurs que l'on ne voyait plus.

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Re: la depeche du lot

Message par unayade le Jeu 31 Jan 2013, 18:48

ginn a écrit:
math46 a écrit:Disparition des abeilles : l'heure des décisions




. En effet, tout et n'importe quoi a souvent été fait en importations non contrôlées de races étrangères, au nom du rendement ou du remplacement des colonies perdues, ce qui a aussi fragilisé les cheptels.




c'est ce que je pense ,l'apiculteur a lui aussi des responsabilités - - - en tout cas merci pour cet article

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